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Spectacle du temps liquide qui
s'impose aux sens et contraint à formuler,
à exprimer, à transcrire par quelque
moyen que ce soit. Comment dire mieux cet ordre
et ce désordre, cette grandeur violente
du mur de la mer et de la plage et des falaises
que par la photographie, qui a d'abord la vertu
d'en immobiliser le flux, d'en retenir les moments,
d'en restreindre le cours et de l'introduire ainsi
dans la fixité du rêve.
Charles-Henri Favrod
Photographies
de Jeanne Chevalier
Poèmes de José Angel Valente
Texte d'Erica Pedretti
Préfaces de Charles-Henri Favrod, Walter
Keller et José Ramón López
Edition Canal
1, Bienne, 1989 et 1999
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